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| Comme il est surprenant de constater que l’amateur de ballet en revienne toujours à ses premières amours et à ses Etoiles dont il ne pensait plus forcément les voir ensemble, et comme à chaque fois renouvelées, la joie et le surprise des retrouvailles, et malgré tout, du temps qui passe. Cela est flagrant sur cette reprise de La Bayadère, au Palais Garnier, alors que le ballet a vécu pas mal de reprises sur la scène de Bastille. On y retrouve Mlle Dupont, qui décidément parvient à créer depuis quelques saisons une émotion qui est assez éloignée de celle qu’elle créait auparavant. Désormais, au-delà même de son art de la liaison et de la coordination entre ses bras et ses jambes (et ce n’est vraiment pas si fréquent à l’Opéra), se révèlent une chaleur et une décontraction dans ses évolutions, et ce n’est pas sans insouciance qu’elle offre des équilibres sans fin et quand bien même la rigueur de l’en-dehors peine à être tenu, une nouvelle ouverture réflexive se fait jour. Pareillement, Nicolas Le Riche, alors qu’il est à un âge auquel, après tant de loyaux services, il pourrait, s’il le désirait, s’abstenir de danser de si exigeants et épuisants rôles. Il n’en est rien. Il y a toujours une flamme vivante et un entrain issus d’une jeunesse qui semble éternelle. LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE EN LIGNE |
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