Bookmark and Share

Apollon rôle interprété par Noureev

Première représentation le 12 Juin 1928 au Théâtre Sarah Bernhardt à Paris par les "Ballets Russes" de Serge Diaghiliev avec Serge Lifar dans le rôle-titre.

Rudolf Nureyev -

Apollon fut pour Rudolf Noureev - comme Giselle - le "ballet d'une vie". Il n'arrêta pas de la danser de 1967 (débuts dans le rôle à l'Opéra de Vienne) à 1991 pour sa dernière tournée des "Nureyev and Friends" en Australie. Ce ballet est un condensé de tout l'art de Balanchine, que Noureev considérait comme le plus grand des chorégraphes. Il reste un modèle de la danse classique au XXème sicèle : sobriété et fantaisie, rigueur et liberté, abstraction et expression. Tout est dit en quelques minutes. " Noureev a imprimé sa marque - à la fois puissante et ludique - à un rôle qui avait eu beaucoup d'interprètes avant lui. Une identification qui a pour clefs plusieurs affinités entre le danseur et l'Apollon vu par Balanchine : le charisme personnel de Rudolf lui permettant d'incarner de façon plausible un dieu en scène, et un jeu " naturel " , sans emphase ni solennité (Apollon est un jeune homme, presqu'un enfant qui découvre le monde et qui s'en émerveille). Enfin, le ballet - pouvant se lire comme la métaphore du passage d'un monde ancien à un monde nouveau - agit en résonance sur la propre trajectoire du danseur Noureev. " A.B.

Musique : Igor Stravinski

Chorégraphie : George Balanchine

En savoir plus "Balanchine a trouvé pour la chorégraphie d'Apollon des groupes, des mouvements, des lignes d'une grande noblesse et d'une plastique élégante, inspirée par la beauté des formes classiques, avec des allégories visibles : le chariot, les trois chevaux et le disque solaire. Mais point de redondance : ballet blanc, sobre, dans l'esprit de l'école classique. Une tentative réussie de régénérer la danse académique." Igor Stravinski.