familles chorgraphiques


 -  FRANCINE LANCELOT - 


Photo Christophe Mangé
Christophe Mangé
  FAMILLE CHOREGRAPHIQUE BAROQUE : FRANCINE LANCELOT

FANCINE LANCELOT (1929-2003)

Francine Lancelot a pris ses premiers cours de danse à l’âge de 15 ans. Après avoir poursuivi sa formation à l’école de Mary Wigman puis chez Françoise et Dominique Dupuy, elle aborde le théâtre avec Jean Dasté à la Comédie de Saint-Etienne. C’est en 1964 qu’elle commence ses recherches sur les danses populaires anciennes, qu’elle collecte à travers toute la France pour le Musée des Arts et Traditions. Elle étend ses recherches aux danses depuis la Renaissance jusqu’au Baroque et étudie la notation de Feuillet à une époque où quelques musiciens redécouvrent un patrimoine oublié et s’intéressent aux instruments anciens.

 


  Francine Lancelot fonde la compagnie « Ris et Danceries »

En 1979 elle fait une rencontre déterminante, celle du claveciniste et musicologue Antoine Geoffroy-Dechaume, puis en 1980, à l’initiative de Philippe Beaussant et du Ministère de la Culture, Francine Lancelot fonde la compagnie « Ris et Danceries ».

Elle présente en juin au Théâtre de Paris son premier spectacle « Des plaisirs champêtres aux menus plaisirs » composé de danses de la Renaissance et du temps de Louis XIV. Suivent « Bal et Ballets à la Cour de Louis XIV », d’après les chorégraphies de Louis-Guillaume Pécour, et en 1983 « Rameau l’enchanteur » . La participation de Wilfride Piollet, étoile de l’Opéra à ce spectacle, amènera Rudolf Noureev à demander à Francine Lancelot de chorégraphier pour lui « Bach-Suite » puis «Quelques pas graves de Baptiste » pour Wilfride Piollet, Jean Guizerix et le Ballet de l’Opéra en 1985.

En 1988 elle crée avec François Raffinot « Caprices » qui mène la danse ancienne vers la création contemporaine, et la même année chorégraphie un grand spectacle pour la Biennale de la Danse à Lyon : « Tempore et mesura » inspiré des danses de la Renaissance. Car Francine Lancelot, qui a enseigné l’art des danses anciennes à l’Université de Nice, à la Sorbonne et à l’Opéra de Paris, a toujours considéré qu’elle accomplissait plus un travail de re-création que de reconstitution historique. Sa danse était vivante et non pièce de musée.


Francine Lancelot a également collaboré avec le metteur en scène Jean-Marie Villégier pour « Atys » de Lully à l’Opéra Comique et « Le Malade imaginaire » de Molière et Marc-Antoine Charpentier, en 1990 au Théâtre du Châtelet. Elle a aussi réglé les divertissements du « Bourgeois gentilhomme » à la Comédie Française .



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