ÉTHIQUE
Le
désir de «jusquau-boutisme»
de Rudolf, appliqué à sa propre
personne, jusquaux limites les plus dangereuses,
valait aussi pour les danseurs quil faisait
travailler. P. B.
Il
nous a appris à aller au bout de nos possibilités
physiques, ce qui nétait pas et nest
toujours pas possible pour tous les corps comme
pour toutes les têtes. Gouffre de vulnérabilité
lui-même (ce qui le terrorisait), il nadmettait
aucune faiblesse qui aurait ouvert une brèche
dans larmure. Son absolutisme ne supportait
ni la médiocrité, ni la compromission.
Exemple dhonnêteté artistique,
il se donnait avec une disponibilité mentale
et physique totale lors des répétitions.
Sa docilité et son humilité envers
les chorégraphes étaient émouvantes.
G. T.
Rudolf nous manque
beaucoup et ne nous manque pas, puisque nous continuons
à danser et à transmettre ses ballets.
Il nous a appris que la scène est un lieu
sacré, quel que soit le théâtre,
que ce soit le plus prestigieux et le plus sophistiqué
ou le plus humble et le plus rudimentaire. Il
nous a appris à «être». E.
P.
La scène
était pour Rudolf Noureev devait
donc être pour nous - une récompense
qui se méritait, une prise de conscience
de lultime danger. Nous avons été
ainsi formés à lécole
de la vie. Il ma inculqué la concentration,
lexigence de vivre à cent pour cent,
daller à lessentiel. L.H. |