familles chorgraphiques


 -  MARTHA GRAHAM - PAUL TAYLOR - ROLAND PETIT - 

MODERNE : ROLAND PETIT

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  "Le travail, avec un peu de chance et d'imagination, vous apporte le bonheur ! "

QUELQUES DATES

1924 : naissance
1933 : entrée à l'école de danse de l'Opéra de Paris
1940 : danseur dans le corps de Ballet
1943 : L'Amour Sorcier (Serge Lifar)
1945 : Les Forains
1946 : Le Jeune homme et la Mort
1949 : Carmen
à partir de 1950 : carrière internationale
1972 : création des Ballets de Marseille
1998 : départ de Marseille
1999 : Clavigo
2004 : les Chemins de la Création

 


 

Noureev dansa "Paradis Perdu", "Le Jeune Homme et la Mort", "l'Extase", "Pelleas et Mélisandre".

Il est l'un des plus grands chorégraphes français. Il a commencé la danse à l'âge de 9 ans, en 1933. Il est entré à l'âge de 16 ans comme danseur à l'Opéra de Paris et n'a depuis lors jamais cessé de danser ou de créer des spectacles de danse qui lui valent aujourd'hui une renommée mondiale. Après avoir dirigé pendant presque une trentaine d'année les Ballets de Marseille, Roland Petit continue de monter ses oeuvres à travers le monde.
A l'occasion de la présentation de son dernier spectacle, Roland Petit raconte "Les chemins de la création", Louis-Paul Astraud a rencontré ce chorégraphe majeur pour tenter de comprendre ce qui le pousse encore à 80 ans passés à créer.

Roland Petit, vous êtes entré à l'Ecole de la Danse de l'Opéra de Paris à l'âge de 9 ans. Qu'est-ce qui a motivé cette entrée, une vocation ressentie précocement ou la volonté de votre entourage familial ?

Depuis l'enfance, je savais que je serai danseur, je voulais communiquer avec le rythme des gestes sur la musique et ainsi m'exprimer.


En 1940, vous avez 16 ans. Vous êtes engagé dans le corps de Ballet de l'Opéra. Vous passez donc toute la période de l'Occupation à Paris, c'est le moment où se dessine votre carrière de danseur. Quel souvenir gardez-vous de cette période ?

L'Occupation était terrible, mais il y avait un avantage pour moi : tous les artistes vivaient à Paris, qui était comme un village. On croisait tout le monde : à moi la culture, la musique, la peinture, la sculpture, l'écriture et la danse, tous ces arts, main dans la main !

Pourquoi avez-vous pris la décision de quitter l'Opéra de Paris alors que vous n'aviez que vingt ans ? Cette décision vous apparaissait-elle à l'époque comme une évidente nécessité ou a-t-elle été difficile à prendre ?

A la libération, j'ai quitté l'Opéra de Paris parce que je voulais connaître le monde, je voulais danser et faire danser, je voulais changer de théâtre et de scène, toutes les semaines, parfois même tous les jours.

Vous avez dirigé pendant presque trois décennies les "Ballets de Marseille". Etes-vous attristé par leurs évolutions actuelles ? Quel avenir leur espérez-vous ?

J'aime Marseille, j'aime les Marseillais et je leur souhaite de pouvoir aller au ballet souvent, d'y être heureux et d'y applaudir très fort. Aux dirigeants de faire le nécessaire pour que cela soit possible.

Quelle place ce nouveau spectacle occupe-t-il parmi vos créations : s'agit-il pour vous de faire le point sur plus d'un demi-siècle de création artistique ou bien cherchez-vous à dépasser votre propre situation pour vous intéresser d'un point de vue plus général à ce qu'est l'acte de Création ?

Je raconte les "Chemins de la Création" sans autre ambition que d'expliquer à tous mes amis et au public combien le travail, avec un peu de chance et d'imagination, vous apporte le bonheur.


Merci beaucoup Roland Petit d'avoir répondu à nos questions.



Entretien réalisé par Louis-Paul Astraud