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La partition-fleuve de Prokofiev trouve sa juste correspondance dans la mise en scène très cinématographique, somptueuse et colorée de Rudolf Noureev : avec ses décors et costumes sortis tout droit des peintures de la Renaissance italienne, le ballet restitue avec fougue la jeunesse, la verdeur et la passion qui attisent le drame shakespearien. Le "Roméo" de Noureev Curieusement, on ne trouve – avant le XXème siècle – que peu de ballets ayant pour thème les amours tragiques de Roméo et Juliette, sujet pourtant romantique ! Les différentes versions de Roméo et Juliette |
Musique : Sergueï Prokofiev
Chorégraphie : Kenneth MacMillan, Rudolf Noureev
[ voir toutes les versions de Noureev]
En savoir plus Noureev disait avoir été très impressionné par le film de Fronco Zefirelli (1968), tourné dans les décors naturels de Toscane et de Vénétie. La violence des combats de rue et le comportement "voyou" de cette jeunesse dorée des Capulet et des Montaigu l'avaient particulièrement frappé.
CE QU'EN DISENT LES INTERPRETES
"Il faut que le ballet soit acceptable pour le public comme pourrait l'être une pièce de théâtre" (Patricia Ruanne)
"La scène du balcon est particulièrement éprouvante : c'est un pas de deux très long, fait d'une abondance de pas, qu'il faut enchaîner presque sans respiration. On le joue donc sur l'endurance, et il ne faut pas chercher à cacher cet état d'épuisement dans lequel on se trouve, car cela participe de l'exaltation que l'on est censé exprimer" (Elisabeth Maurin).
"On sent que la beauté naît de cet effort, de ce dépassement de soi : les corps vont au bout de leurs limites et c'est de cela que naît l'émotion" (Manuel Legris).


