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En 1983, l’année où il prit la direction du Ballet de l’Opéra de Paris, Noureev assista au spectacle de danse baroque "Rameau l’enchanteur" donné à Versailles par la compagnie Ris et Danceries avec la participation exceptionnelle de la danseuse étoile Wilfride Piollet. Ce spectacle fut une révélation pour Rudolf Noureev qui s’intéressait aux danses anciennes depuis son passage à Leningrad. Captivé par le travail de la chorégraphe Francine Lancelot, le danseur eut envie de se mesurer à un genre ancien, mais nouveau pour lui comme pour la plus part des Français. Car c’est Francine Lancelot qui redécouvrit et redonna vie à la "Belle Danse" . Mais Noureev ne fut pas non plus étranger à sa reconnaissance officielle en la faisant entrer au répertoire de l’Opéra. La Suite qui prend ses origines dans les danses populaires et nobles a été codifiée au XVII ème siècle et se compose de pièces de même tonalité faisant alterner mouvements vifs et lents . Ainsi la Suite N° 3 en ut majeur pour violoncelle de Bach choisie par Noureev comprend les six mouvements suivant :
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Musique : Jean-Sébastien Bach
Chorégraphie : Francine Lancelot & Rudolf Noureev
1984 - Opéra de Paris
En savoir plus Donné en avant première fin mars à Berlin, "Bach-Suite" fut crée le 26 avril 1984 au Théâtre des Champs Elysées par Noureev vêtu d’un riche costume Louis XIV rouge et or conçu par Nicholas Georgiadis, avec tricorne et souliers à talons. Christophe Coin était au violoncelle, et le programme, particulièrement éclectique comprenait "Divertimento N°15" de Balanchine, "Nouvelle Lune" d’Andrew Degroat et "No man’s land" de Rudi Van Dantzig par les étoiles et le Ballet de l’Opéra de Paris.


