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Un ballet de 1877 transmis par la tradition
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Musique : Ludwig Minkus
Chorégraphie : Ruldof Noureev d'après Marius Petipa
Décors : Ezio Frigerio
En savoir plus Noureev avait essayé de persuader Dame Ninette de Valois de présenter le ballet entier à Covent Garden, mais cela ne s’est pas fait, et quand le Royal Ballet a finalement produit une Bayadère en trois actes, ce fut en 1989, pour adopter la version très remaniée de Natalia Makarova. Par conséquent, c’est pour l’Opéra de Paris que Noureev a, enfin, remonté «sa» Bayadère. LE QUATRIEME ACTE RESSUCITE... C’est dans ces années du début du XX è siècle que le régisseur du Théâtre Marie, Nicolas Sergueev a « noté » les ballets de Petipa. Précieux documents qu’il a confiés, dans son exil, à la Bibliothèque de l’université américaine. dernier acte de La Bayadère (célébrant le mariage de Solor et de Gamzattià prenait l’ampleur d’une cérémonie religieuse, avec un « pas des fleurs de lotus » dansé par des enfants et un « Grand pas » de Solor et Gamzatti, que venait troubler le fantôme de Nikiya, union maudite que punissait l’croulement du temple, engloutissant l’assistance sous des monceaux de pierres. Cet effet grandiose sollicitait une machinerie importante. Par manque de techniciens (le personnel masculin du Théâtre Marie ayant été mobilisé par la guerre et la Révolution de 1917, le quatrième acte, à la reprise du ballet en 1919, sera abandonné. Il ne sera plus jamais redonné et le Ballet du Kirov présentera, par la suite - et jusqu’en 2001 – une version en trois actes, finissant sur la « Scène des Ombres ». Puis en 2002, à la suite de la reconstitution de la Belle au bois dormant selon l’original de Petipa en 1890, qu’il avait opérée en 1999, le danseur et chorégraphe, formé au Kirov/ Mariinksi, Serguï Vikharev, aidé de Pavel Guerchenzon (assistant de l’actuel directeur du Ballet du Mariinski) parvient à ressuciter le quatrième acte. Un travail d’archéologue ! Ils sont d’abord allés étudier à l’Université d’Harvard (Massachussets/USA) la notation chorégraphique de La Bayadère, transcrite en système Stepanov lors des représentations données à St Petersbourg en 1900 Puis en fouillant dans les archives musicales du Théâtre Mariinski, ils ont découvert la partition manuscrite de Minkus, qui dormait là, dans un triste état, la partition ayant été écrite en 1876/1877, n’ayant été ni copiée, ni éditée, avait souffert des coupes effectuées et des ajouts superposés, du temps même de Petipa.


