


















En préfiguration du “Lieu de mémoire Rudolf Noureev” qui sera installé en Octobre 2013 au Quartier Villars, le CNCS et la Rudolf Nureyev ® Foundation ont présenté en 2009, l’exposition “Rudolf Noureev, 1938-1993, la trame d’une vie”, évoquant, à travers photographies, costumes, maquettes…la vie de cette icône de la danse et ses ballets.
Cette exposition après avoir été présentée à Saint-Petersbourg, se trouve jusqu'en Février 2013 à San Francisco.
La Rudolf Nureyev ® Foundation a participé largement au montage financier de cette exposition ainsi qu’à la création du Lieu de Mémoire.
Une exposition virtuelle est disponible sur ce lien
L’exposition présentée au CNCS présentait de nombreuses photographies et costumes. C’est en effet la première mission du Centre national du costume de scène de présenter l’esthétique de Rudolf Noureev grâce aux costumes des productions qu’il a montées pour toutes les grandes compagnies de ballet.
L’imagination nourrie de la splendeur des ballets impériaux et des fastes de la Russie des tsars, comme des somptueuses productions de Benois et de Bakst pour les Ballets Russes de Diaghilev, comme de l’esthétique des films de Visconti et de Zeffirelli, Rudolf Noureev aimait les spectacles fastueux, généreux, abondants comme des cérémonies.
Il fut aussi, dans la vie, un collectionneur passionné de textiles et de tapis, qu’il achète aux quatre coins du monde lors de ses tournées.
Loin d’être indifférent à la mode, il influence les tenues masculines des années 60 à Londres, les années de Carnaby Street et des Beatles, des Rolling Stones et de Vidal Sassoon. Dès son enfance il est passionné par les costumes et intervient pour les siens propres au Kirov, imposant des modifications et des améliorations dont profiteront ses camarades du ballet. Connaissant parfaitement son corps, il met au point un modèle de base de ses pourpoints et l’exige, quelle que soit la production.
Noureev portait ses costumes, comme ses chaussons, jusqu’à unpoint d’usure inimaginable. Le plus bel exemple étant le pantalon du Corsaire, qui lui servit pour toutes les représentations au cours des années, maintes fois reprisé. Le costume raconte alors une toute autre histoire que la version scénique. Il dit l’attachement à ces quelques biens – tenues de répétition, chaussons, costumes, thermos, serviettes éponge – trimballés dans des sacs que Rudolf ne quittait jamais, bagages du quotidien de cet éternel voyageur, de ce déraciné trouvant son identité dans les salles de cours, les studios de répétition et les scènes des théâtres dans le monde entier. Ce sont les objets témoins de sa vraie vie.
Une centaine de costumes des ballets dansés et chorégraphiés par Rudolf Noureev, signés, entre autres, par Cecil Beaton, Ezio Frigerio">Ezio Frigerio, Nicholas Georgiadis">Nicholas Georgiadis, Martin Kamer ou Franca Squarciapino, formèrent ainsi un des axes de l’exposition. Ils proviennent du CNCS et de la Rudolf Nureyev ® Foundation, de théâtres et de collectionneurs.
Les propres costumes de Rudolf d’abord, bien sûr, présentés comme des armures ou comme des reliques, auxquels il attachait une grande importance, et que les responsables des ateliers de couture de l’Opéra de Paris ont décrypté pour nous, ceux de ses partenaires aussi, Margot Fonteyn">Margot Fonteyn, Carla Fracci">Carla Fracci, Noella Pontois, Ghislaine Thesmar">Ghislaine Thesmar, Sylvie Guillem">Sylvie Guillem… et tant d’autres.
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